09-02-2022
Ce n’est finalement pas 20h de bus qu’il nous aura fallu mais bien 27h pour arriver à destination.
Bienvenue à Bariloche
Bienvenue chez Papi Facho* !!!
On a l’impression qu’une page se tourne et s’ouvre sur un tout nouveau pays.
Ici, les paysages sont pourvus de lacs immenses, de montagnes magnifiques, d’un ciel bleu imperturbable et de forêts à perte de vue.
Bariloche est appelée la « Suisse Argentine », en un coup d’œil on comprend vite pourquoi. En plus des paysages et des chalets, les spécialités tournent autour du chocolat et des fondues.
Vous pensez bien que nous n’avons pas attendu bien longtemps pour enfiler un bout de pain sur notre pic, prêts à en découdre avec ses saveurs qui nous manquent déjà…
Quelle déception !!
Le pain…frais ! Pas un fil sur le fromage, pas une gousse d’ail dans la mixture, pas une lichette de blanc dans le fond du caquelon… mais plutôt un bout de fromage sans goût épaissit à la farine…On était outrés ^^
Heureusement, les vrais atouts de Bariloche se sont montrés avec la visite des environs.
On commence notre petite mise en jambe avec le Cerro Campanario d’où la vue est à couper le souffle.
Le lendemain, nous avons du mal à trouver notre début de rando, on se perd, traverse plusieurs fois une rivière pieds nus.. Une fois sur le bon chemin, les 1000 m de dénivelé, en 4 km, sont récompensés par l’une des plus belle vue qui nous ait été donné de voir. Depuis le Cerro Bella vista, on a même la surprise d’avoir le Cerro Tronador dans le paysage. (Il s’agit du plus haut sommet de Patagonie, il est pourvu de 3 pics, un Argentin, un Chilien et un international).
Il nous faudra quand même 2 jours pour remarcher normalement et programmer, un petit peu, la suite de notre voyage.
Puis nous montons au Refugio Frey, avant de passer une journée sur la péninsule de llao llao.
Le must du must à Bariloche, c’est la « route des 7 lacs » tous les guides vous le diront, les agences de location de voitures sont pleines à craquer et après 3 désistements de ces dernières nous avons enfin trouvé notre graal. Une chevrolet Onix louée pour 3 jours.
Eh bien tout ce qu’on peut en dire, c’est que la « route des 7 lacs » est pour nous comme la fondue… décevante.
L’aller consiste à partir de Villa La Angostura et 103 km plus tard, arriver à San Martin, s’y arrêter pour passer la nuit et faire le chemin inverse le lendemain. Il y a sur cette route, une succession de points de vue aménagés, donnant sur des lacs, qui à nos yeux n’ont jamais été aussi jolis que le lac même de Bariloche. Déçus par cette première journée nous prenons, le lendemain, une autre route, bien plus belle, bien plus sauvage avec des lacs bien plus beaux mais 8h de route, principalement de la piste ça fait long…
C’est au 3ème jour qu’on s’émerveille complètement. On en prend plein les yeux et plein les oreilles !!
Après 2h30 de piste en ultra mauvais état, nous arrivons au pied du Cerro Tronador, face au « Ventisquero Negro » qui se jette dans un lac d’une couleur magnifique. Les grondements incessants du glacier ravissent nos oreilles, quand nos yeux se régalent sur ce glacier noir.
Une fois nos yeux écarquillés, enlevés à contre cœur de ce spectacle, nous rentrons, rendons la voiture et devinez quoi ? Prenons un nouveau bus !
Etat de la situation
Température : 25°
Kilomètres marchés: 45.5
D+ cumulé marché: 2315m
Bouteilles de vin bues : 1

Notre arrivée à Bariloche s’est révélée plus originale que prévue..
Après 2h de retard, à cause d’un problème de clim, nous prenons place dans notre bus à Mendoza.
Puis quelques heures plus tard, nous nous arrêtons à un terminal pour 1h car il y a toujours ce problème de clim (tiens ça nous rappel vaguement quelque chose). A ce moment-là, « aïe », « il doit y avoir des moustiques je viens de me faire piquer », « aïe », « dis donc il y en a vachement », «AÏE, AÏE, AÏE tout mon corps de me graaaaaattte»…puis finalement ….. « OH NOOOOOOON CE SONT DES PUCES DE LIIIIIIIIT » ☹ ☹
C’est donc avec la gratte qu’on se rendort en priant pour une arrivée rapide !
C’est à 7h du matin, qu’on se retrouve sur le bas-côté de la route, notre bus, lui, n’a plus d’embrayage…
La solution des chauffeurs ? « On a appelé un mécanicien qui devrait arriver d’ici 1h30, s’il ne vient pas on appellera un autre bus qui n’est qu’à 2h…. »
Nous avons attendu ainsi 4h à regarder l’ombre, apportée par le bus, réduire petit à petit tout en refusant de rentrer dans le bus pour ne pas se faire dévorer par nos copines, avant de repartir dans un autre bus, avec embrayage, clim et pas de puce de lit, GRAND LUXE !!
Malgré la fatigue, le retard, la 40 aine de piqûres et les 4h passées à ébouillanter nos affaires pour être sûr qu’aucune puce ne décide de voyager avec nous, il y a un point positif, nous avons rencontrés Corentin et Delphine avec qui nous passeront quelques soirées.
L’info du jour
« *Bariloche, magnifique ville où débute la Patagonie, s’est vu entachée de la venue des pires ordures nazis à la fin de la deuxième guerre mondiale. Ça nous a d’ailleurs beaucoup déplu d’imaginer le boucher d’Auschwitz vivre sa plus belle vie dans un cadre aussi beau. C’est donc d’un œil suspicieux et à coup de «dis donc, il est vachement blond lui …pour un Argentin » que nous avons observé les gens, qui pour la plupart n’étaient certainement que des touristes^^. »


















